L’exposition Nouvelles Vagues démarrant le 15 avril 2021, nous rencontrons quatre des créatrices pour découvrir ce projet étudiant. 

Alors que la totalité des lieux culturels sont fermés au public, de nombreuses initiatives virtuelles naissent pour pallier la situation et parmi-elles, l’exposition Nouvelles Vagues. Réalisée par les étudiants de deuxième année de la licence de communication et médiation culturelle de Paris 8,  les différentes périodes de la crise sanitaire à travers plus d’une centaine d’oeuvres et des témoignages vidéos. À l’origine sur place, les élèves ont dû faire preuve de perseverance pour tenir leur projet malgré les mesures sanitaires. Nous accueillons aujourd’hui Chloé, Cecyl, Aliénor et Lucile pour nous parler de cette exposition aux oeuvres artistiquement variées qui donnent un nouveau regard sur l’année que nous venons de passer. 

Votre exposition Nouvelles Vagues ouvre ses portes d’ici quelques jours, pouvez-vous nous en toucher quelques mots ?  

Chloé : L’exposition “Nouvelles Vagues” est un projet universitaire qui se tiendra du 15 avril au 15 juin 2021. Celle-ci a pour objectif de créer une rétrospective des productions artistiques réalisées par dix-sept artistes durant la crise sanitaire du Covid19. Il nous a semblé pertinent de partager les différentes phases émotionnelles, liées aux étapes de gestion de la pandémie, via leurs témoignages artistiques. Ainsi, nous avons fait le choix de donner une approche pluridisciplinaire à notre exposition avec la présence d’œuvres picturales, de vidéos, de musiques, de photographies et d’autres encore. 

Quelle a été votre réaction lorsqu’on vous a officiellement annoncé que vous alliez devoir monter l’exposition en ligne ? 

Aliénor : On était déçus, évidemment. Je pense que nous aurions tous et toutes souhaité échanger en direct, rencontrer et discuter avec les artistes et pouvoir créer dans un véritable espace. 

Chloé : Surtout que très peu d’entre nous avaient d’expérience concrète dans ce milieu. C’était un vrai challenge de tenir le projet malgré que nous ne pouvions être ensemble. Je ne pensais pas qu’on allait y arriver en si peu de temps! Au final on s’en est tous très bien sortis, et c’est hyper satisfaisant. 

Alors expliquez-nous, comment s’est déroulée la création de votre exposition virtuelle ?  

Lucile : Alors, nous nous sommes régulièrement retrouvés en visioconférence. Dans un premier temps, nous avons pensé au message que nous voulions faire passer. Nous nous sommes repartis entre la communication, la scénographie, le commissariat d’exposition et la production. Les débuts n’ont pas été faciles. Par exemple, étant dans le groupe des scénographes, nous devions attendre que les commissaires d’exposition aient pris contact avec les artistes et aient récupéré les œuvres pour que nous puissions vraiment nous mettre au travail. Enfin voilà, on a découvert la réalité du secteur quoi [rires] !

Aliénor : C’est clair ! Après, le fait de réaliser une exposition virtuelle nous a enlevé une certaine charge de travail, notamment pour les commissaires d’exposition, le groupe dans lequel je suis. Nous n’avons pas eu à aller chercher les œuvres à droite à gauche, ce qui demande beaucoup de temps.

Cecyl : Je pense que nous avons bien su nous organiser entre groupes et c’est vraiment ce qui nous a permis de réaliser ce projet. 

Ces complications sont directement liées au thème de l’exposition. Qu’est-ce qui vous a semblé le plus important de montrer à travers ce projet ? 

Lucile : En tant que scénographes, ce qui nous semblait le plus important à mettre en avant était l’impact des différents confinements (et autres) sur le processus de création des artistes professionnels comme amateurs.

Chloé : Complètement. Les récents évènements ont fait naître chez de nombreuses personnes de nouvelles passions qui les ont poussé à s’exprimer artistiquement et/ou les ont motivé à prendre le temps d’approfondir leurs créations : c’est il me semble, le plus important à montrer dans ce projet.

Lucile : De la même manière, l’aspect chronologique permet à chaque visiteur de pouvoir se retrouver dans les œuvres et de faire écho à leurs propres vécus des confinements.

Justement, vous avez donné une dimension de témoignage à cette période qu’est la crise sanitaire. Pourquoi ? 

Aliénor : Cette période est dure pour nous tous et toutes à différentes échelles et je pense qu’il est important ne pas banaliser nos émotions. C’est pour cette raison que nous avons laissé un libre terrain d’expression aux artistes, de manière à ce que nous puissions encore partager malgré les circonstances.

Lucile : En effet, la pandémie a eu un impact sur tout le monde et chacun l’a vécu d’une manière différente. C’est d’ailleurs pourquoi nous avons incorporé aux oeuvres des témoignages de personne vivants dans d’autres pays que la France. Ils nous expliquent leurs expériences de la crise sanitaire et les différentes mesures qui ont été prises chez eux.

Cecyl : Oui et on ne retient quasiment rien de positif de cette crise alors que, comme vous pourrez le voir dans l’exposition, une grande partie des artistes ont pu s’exprimer et ainsi montrer leur talent. Mettre un aspect de témoignage c’est aussi donner de la visibilité aux beaux projets qui se sont créés.

Avez-vous des conseils à donner à d’autres qui voudraient réaliser un tel projet ?

Cecyl : Il faut croire en votre projet et avoir une équipe communicative avec laquelle vous pouvez débattre. Avoir des avis différents peut vous permettre d’avoir plus d’idées pour monter vos projets.

Aliénor : Avoir une bonne équipe avec soi c’est clairement la base du projet ! Je n’aurais jamais pu réaliser un tel projet toute seule. Je pense que nous avons tous mis notre pierre à l’édifice et dépourvu de l’un de nous, l’exposition n’aurait pas pu être ce qu’elle est.

Chloé : Foncez en équipe et n’hésitez pas ! C’est totalement possible et la satisfaction finale n’en est que meilleure !

Merci à Chloé Bravermann, Cecyl Thomas, Aliénor Leïchlé et Lucile Van Der Borght. Vous pourrez retrouver l’exposition Nouvelles Vagues dès jeudi 15 avril 2021 – 17h – pour le vernissage en ligne.

Instagram: @nouvellesvagues.expo

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Rédactrice : Nina Boulet Gigliesi