Comme une extension de son bras, Laura Martin porte fièrement son appareil photo, prête à tout moment à le dégainer. Née à Londres puis ayant grandi à Paris, Laura passe son enfance entre l’hexagone et la capitale anglaise. Très jeune, elle commence la danse puis portée par le modèle de son père lui-même photographe, elle s’adonne très tôt à ce hobby. Finalement, le mouvement aura toujours fait partie de sa vie, un pas de chat, un avion, un saut puis un train. Nous avons été à sa rencontre et tenté de comprendre son parcours : elle passe son baccalauréat en 2017 et rentre dès septembre en préparation à la photographie dans l’école des Gobelins. Elle entame ensuite un service civique. À travers celui-ci, elle monte un projet avec Emmaüs où elle réalise des photographies des personnes y travaillant qu’elle exposera par la suite au Cent Quatre à Paris. Elle poursuit désormais ses études dans l’école Efet.

Pourtant spécialisée dans une photographie de studio dans sa vie professionnelle, elle nous livre aujourd’hui des photos personnelles, ses propres vacances et ses périples. Durant l’été 2018, Laura part en Grèce et bien évidemment, elle emmène son appareil avec elle, nous offrant une bouffée d’air d’ailleurs, un dépaysement nécessaire en cette période où chaque jour se ressemble. Son travail nous fait voyager avec elle dans une palette de couleurs aux teintes douces.
Alors, durant cette période de confinement où nous rêvons tous d’être autre part que dans notre canapé, nous voulions vous emmener avec nous dans cette escapade.

Peux-tu nous parler un peu de toi ?

“Je ne sais que dire vous m’avez parfaitement décris (rire). J’ajouterai que je suis une jeune photographe déterminée et qui essaye de faire son petit bout de chemin dans ce métier bien difficile.”

As-tu l’impression que ton enfance entre plusieurs pays a influencée ta conception du voyage ?

“Oui, on peut dire ça. Trouver ses propres repères quand on est loin de chez soi est important. Mes repères passent par l’observation du monde qui m’entoure, comprendre ou je suis et les gens qui sont là.”

Ces photos ont-elles été réalisées dans le but de les publier? Si non, pourquoi maintenant ?

“Non pas du tout, mes photos de voyages je les fais pour moi, pour que j’ai des souvenirs de grands moments de bien-être. Pourquoi maintenant ? Parce que j’essaye de prendre le temps de retourner dans mes anciens dossiers de photos. J’ai revu toutes ces images et ça m’a fait beaucoup de bien alors je me suis dit que c’était une création photographique comme une autre, pourquoi ne pas la montrer si j’en suis fière ?”

Dans le contexte actuel, comment envisages tu la réception et les échos que peuvent avoir ces séries de photos ?

“Je n’avais rien envisagé en publiant mes images, mais les retours que j’ai eu ont été plus que positifs, ça m’a fais très plaisir. J’aime bien l’idée que regarder des images d’un autre pays nous fasse voyager intérieurement.”

Penses tu qu’ainsi la photographie de voyage va prendre une autre portée après la crise que nous traversons ?


“Je pense que regarder des photos au sujet léger nous du bien en ce moment parce que toutes les informations autour de nous sont négatives. Je pense qu’après le confinement, après quelques jours, tout redeviendra comme avant une fois qu’on a tout, les gens ne profitent plus vraiment des choses simples.”

Sinon ça va le confinement?

“Tout va parfaitement avec l’homme que j’aime et mes trois chats bien sur! (rire)”

Suivez Laura dès 14 avril pour la chronique “Voyage pendant le confinement” sur Slim.

Rédactrice: Smah

Crédit photo: Laura Martin